L'essentiel

  • Créer une société de production audiovisuelle suppose de devenir producteur délégué, c'est-à-dire la personne qui assume l'initiative et la responsabilité financière, technique et artistique d'une œuvre
  • Les diffuseurs et le CNC attendent une société de capitaux soumise à l'impôt sur les sociétés, condition d'accès aux crédits d'impôt et aux aides automatiques et sélectives
  • Le code NAF attribué dépend de la destination de l'œuvre : 59.11A pour la télévision, 59.11B pour les films institutionnels et publicitaires, 59.11C pour le cinéma
  • L'agrément du CNC, provisoire puis définitif, conditionne le crédit d'impôt audiovisuel et les aides automatiques du Fonds de soutien audiovisuel
  • Le choix de la forme juridique précise se tranche avec un expert-comptable ou un professionnel de la création d'entreprise, au regard du nombre d'associés et du projet réel

Créer une société de production audiovisuelle consiste à constituer une structure capable d'assumer, au sens du droit du cinéma et de l'audiovisuel, la fonction de producteur délégué : celle qui prend l'initiative d'une œuvre, en assure le financement, la responsabilité technique et artistique, et en garantit la bonne fin. Cette fonction suppose une société de capitaux plutôt qu'une entreprise individuelle, parce que les diffuseurs, les coproducteurs et le Centre national du cinéma et de l'image animée attendent une structure identifiable, soumise à l'impôt sur les sociétés et capable de porter des financements sur plusieurs mois entre le premier devis et le dernier paiement. Le projet s'enchaîne dans un ordre précis : définir le type de production visé, choisir une structure et un code d'activité, puis comprendre comment un diffuseur, un financement automatique du CNC ou un crédit d'impôt entrent dans le plan de financement d'un premier programme.

Producteur délégué, producteur exécutif : ce que signifie créer une société de production

Le droit du cinéma et de l'audiovisuel distingue deux rôles qui recouvrent rarement la même réalité économique. Le producteur délégué est celui qui prend l'initiative et la responsabilité financière, technique et artistique de la réalisation de l'œuvre, et qui en garantit la bonne fin : c'est lui qui signe les contrats avec les auteurs, négocie avec les diffuseurs et dépose les demandes d'agrément auprès du CNC. Le producteur exécutif, à l'inverse, est l'entreprise chargée de réunir les moyens techniques et artistiques pour la fabrication de l'œuvre et de gérer les opérations matérielles de son exécution, pour compte de tiers, sans porter la responsabilité économique globale du projet.

Cette distinction structure tout le secteur : une société qui démarre comme prestataire de production exécutive, filmant pour des clients qui portent eux-mêmes la responsabilité du projet, n'a pas les mêmes obligations ni les mêmes accès aux aides qu'une société qui vise le statut de producteur délégué sur ses propres œuvres. Le crédit d'impôt audiovisuel, par exemple, est réservé aux entreprises de production assumant les fonctions de producteur délégué et soumises à l'impôt sur les sociétés. Clarifier ce positionnement avant toute démarche administrative évite de choisir une structure ou un code d'activité qui ne correspond pas au métier réellement exercé.

Définir le type de production avant de choisir une structure

La production audiovisuelle recouvre des métiers très différents, qui ne partagent ni le même modèle économique ni les mêmes interlocuteurs. Une société peut viser la production de films et de programmes pour la télévision, fiction, documentaire ou animation, financés en grande partie par des diffuseurs et des aides du CNC avant diffusion. Une autre peut se spécialiser dans les films institutionnels, publicitaires ou de formation, commandés et payés directement par des entreprises clientes, sans dépendre des aides au cinéma ou à l'audiovisuel patrimonial. Une troisième peut viser le long métrage de cinéma, avec son propre circuit d'agrément et de soutien automatique.

Cette clarification n'est pas qu'un exercice de positionnement commercial : elle détermine le code d'activité attribué par l'Insee lors de l'immatriculation, qui conditionne ensuite l'accès à certaines conventions collectives et à certains dispositifs d'aide. Trois codes se distinguent dans la nomenclature d'activités française, sous la classe « Production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision » : le code 59.11A couvre la production de films et de programmes pour la télévision, œuvres de stock comme les séries, téléfilms et documentaires, et œuvres de flux comme les émissions en direct ; le code 59.11B couvre la production de films publicitaires, de films techniques et d'entreprise, de films de formation ou éducatifs et de clips vidéo ; le code 59.11C couvre la production de films et de vidéos d'auteurs, courts ou longs métrages, destinés principalement à la projection en salle. Le code attribué dépend de l'activité principale réellement exercée et déclarée, pas d'un choix arbitraire au moment de l'immatriculation.

Quelle forme juridique pour une société de production ?

Les diffuseurs, les coproducteurs et le CNC traitent plus volontiers avec une société de capitaux, SARL ou SAS, qu'avec une entreprise individuelle ou une micro-entreprise : la responsabilité limitée aux apports, la personnalité morale distincte et la capacité à faire entrer plusieurs associés rassurent des partenaires qui engagent des financements sur plusieurs mois. Le crédit d'impôt audiovisuel et les aides automatiques du Fonds de soutien audiovisuel sont d'ailleurs réservés aux entreprises de production constituées sous forme de société commerciale.

L'impôt sur les sociétés n'est pas une option parmi d'autres pour qui vise ces financements : le crédit d'impôt audiovisuel est réservé aux entreprises de production audiovisuelle soumises à l'impôt sur les sociétés, de même que le crédit d'impôt jeu vidéo et le crédit d'impôt phonographique dans leurs secteurs respectifs. Une structure qui choisirait un régime d'imposition sur le revenu se fermerait ainsi l'accès à ces dispositifs, quelle que soit par ailleurs la qualité de ses projets.

Entre SARL et SAS, le choix dépend moins du secteur que de la gouvernance recherchée : nombre d'associés, souplesse statutaire souhaitée, perspective d'ouvrir le capital à de nouveaux partenaires au fil des productions. Ces questions de forme précise, de montant de capital, de régime social du dirigeant ou de fiscalité personnelle engagent durablement le porteur de projet et ses associés : elles se tranchent avec un expert-comptable ou un professionnel de la création d'entreprise, au regard du projet réel, du nombre de personnes impliquées et de l'ambition de développement, plutôt qu'à partir d'un modèle générique.

Agrément du CNC et Fonds de soutien audiovisuel : comment une société entre dans le système d'aides

Une fois la société immatriculée, l'accès aux financements publics du secteur passe par le Centre national du cinéma et de l'image animée, établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Culture qui gère le Fonds de soutien audiovisuel. Ce fonds attribue des aides automatiques et sélectives à l'écriture, au développement et à la production d'œuvres de fiction, d'animation, de documentaire et de spectacle vivant, destinées aux chaînes de télévision ou à des plateformes. Pour les documentaires, le mécanisme automatique concerne les entreprises de production constituées en société commerciale dont le volume d'heures diffusées génère un compte automatique.

Le crédit d'impôt audiovisuel, lui, est subordonné à la délivrance d'un agrément à titre provisoire, qui doit être demandé avant le début des prises de vue, puis d'un agrément à titre définitif, délivré une fois l'œuvre achevée. L'agrément provisoire ne peut être accordé que si l'œuvre a préalablement reçu une autorisation préalable au titre du Fonds de soutien audiovisuel : une société qui découvre ces démarches en cours de tournage se prive de fait du crédit d'impôt, l'ordre des démarches comptant ici autant que leur contenu. Pour un documentaire, la durée doit être au moins de 24 minutes et le taux du crédit d'impôt est fixé à 25 % des dépenses éligibles, avec un plafond de 1 450 euros par minute produite et livrée ; pour une fiction d'au moins 45 minutes, le taux est également de 25 %, avec un plafond qui varie selon le coût de production par minute, de 1 250 euros pour les œuvres les moins coûteuses jusqu'à 10 000 euros pour celles qui dépassent 40 000 euros par minute. Les plafonds exacts applicables à l'animation évoluent régulièrement : mieux vaut les vérifier directement auprès du CNC avant de bâtir un plan de financement définitif plutôt que de se fier à un chiffre ancien.

SACD et droits des auteurs : ce qu'une société de production doit anticiper

Dès qu'une société de production diffuse une œuvre audiovisuelle à la télévision, en vidéo à la demande ou sur le web, elle doit conclure un contrat écrit avec chaque auteur, qui précise notamment la rémunération proportionnelle, les échéances de paiement, l'étendue des droits cédés et la durée de l'exploitation. La Société des auteurs et compositeurs dramatiques gère collectivement, pour les auteurs qui lui en confient le mandat, le droit d'autoriser la diffusion des œuvres audiovisuelles et perçoit auprès des diffuseurs une rémunération proportionnelle à leurs recettes, au titre de contrats généraux de représentation négociés avec les chaînes et les plateformes.

Pour la société de production, cela se traduit par une clause de réserve SACD à intégrer dans chaque contrat d'auteur, qui facilite l'intervention de la SACD pour percevoir les droits auprès des diffuseurs. Négliger cette clause ou retarder la signature des contrats d'auteur jusqu'après le tournage expose la société à des blocages lors de la diffusion, au moment où l'œuvre est enfin prête à générer des recettes.

Repères pour créer une société de production audiovisuelle

Codes NAF du secteur
59.11A production télévision, 59.11B films institutionnels et publicitaires, 59.11C production pour le cinéma
Crédit d'impôt audiovisuel, documentaire
Taux de 25 %, plafond de 1 450 euros par minute produite et livrée, agrément CNC provisoire puis définitif
Crédit d'impôt audiovisuel, fiction
Taux de 25 %, durée minimale de 45 minutes, plafond de 1 250 à 10 000 euros par minute selon le coût de production
Agrément provisoire du crédit d'impôt
Doit être demandé au CNC avant le début des prises de vue, subordonné à une autorisation préalable du Fonds de soutien audiovisuel
Soumission à l'impôt sur les sociétés
Condition d'accès au crédit d'impôt audiovisuel comme aux crédits d'impôt jeu vidéo et phonographique
IFCIC
Établissement de crédit créé en 1983, participe au financement de plus de 2 000 entreprises culturelles par des garanties de prêts et des prêts directs

Budget et plan de financement d'un premier projet audiovisuel

Le budget de constitution d'une société de production se distingue du budget de production du premier programme, et les deux doivent être chiffrés séparément. Les frais de constitution d'une société commerciale, rédaction des statuts, publication d'une annonce légale et immatriculation au Registre du commerce et des sociétés, restent modestes, de l'ordre de quelques centaines d'euros selon la forme choisie. Le poste réellement déterminant est celui du matériel et de l'équipe : caméras et optiques, équipement son et lumière, station de montage, auxquels s'ajoutent les rémunérations des intermittents du spectacle et des techniciens, régies par les conventions collectives du secteur selon le code NAF de l'activité exercée.

Poste de dépenseOrdre de grandeur rapporté (hypothèse de guides spécialisés)
Formalités de constitution d'une société commerciale (statuts, annonce légale, immatriculation)Quelques centaines d'euros selon la forme juridique retenue
Équipement de tournage de base (caméra, optiques, son, éclairage)Plusieurs milliers d'euros selon le niveau de gamme visé
Station de montage et licences logicielles de postproductionPoste variable selon le matériel déjà disponible et les logiciels retenus
Rémunérations des intermittents et techniciens pour un premier programmePoste souvent le plus lourd, encadré par les conventions collectives du secteur
Trésorerie pour absorber le délai entre le tournage et le règlement par les clients ou les diffuseursPlusieurs mois de décalage à anticiper avant tout engagement de tournage

Un exemple simplifié illustre comment un plan de financement s'articule pour un projet modeste de film institutionnel, financé directement par un client sans recours à une aide publique : un devis total de 15 000 euros couvrant l'écriture, le tournage sur deux jours et le montage peut, selon ces ordres de grandeur, se répartir entre un acompte à la signature, un paiement intermédiaire au tournage et un solde à la livraison, la société supportant dans l'intervalle les cachets des techniciens et la location de matériel. Pour un projet audiovisuel aidé par le CNC, le plan de financement devient plus complexe : il doit faire apparaître l'apport du diffuseur, l'apport du CNC au titre du Fonds de soutien audiovisuel, l'apport propre de la société de production et, le cas échéant, un crédit d'impôt calculé sur les dépenses éligibles une fois l'agrément provisoire obtenu. Ces chiffres restent des hypothèses d'exemple : chaque projet doit être chiffré avec ses propres devis et son propre plan de financement avant tout engagement.

Vigilance

Les taux et plafonds du crédit d'impôt audiovisuel évoluent par décret et diffèrent selon le genre de l'œuvre : vérifiez les conditions en vigueur sur cnc.fr et bofip.impots.gouv.fr avant de bâtir un plan de financement définitif. La demande d'agrément provisoire doit impérativement être reçue par le CNC avant le début des prises de vue : une société qui tourne avant d'avoir déposé son dossier perd l'accès au crédit d'impôt pour ce programme. Le choix entre SARL et SAS, le montant du capital social et le régime social du dirigeant engagent durablement les associés : faites-vous accompagner par un expert-comptable avant de signer les statuts.

IFCIC et partenaires bancaires : sécuriser la trésorerie entre deux productions

Une société de production vit par cycles, avec des mois de forte activité de tournage suivis de périodes plus creuses entre deux commandes ou deux financements de programmes. L'Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles, établissement de crédit agréé par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution créé en 1983 à l'initiative conjointe des pouvoirs publics et des principales banques françaises, participe au financement de plus de 2 000 entreprises culturelles par des garanties de prêts bancaires et des prêts directs, à toutes les étapes du cycle de vie économique d'une entreprise culturelle, de la création à la production. Pour une jeune société de production qui a du mal à rassurer sa banque sur un secteur perçu comme risqué, une garantie IFCIC peut faciliter l'obtention d'un prêt destiné à l'achat de matériel ou à l'avance de trésorerie entre deux tournages.

Cette solution ne dispense pas de construire un dossier bancaire solide : plan de financement, prévisionnel sur plusieurs exercices et présentation claire des contrats déjà signés ou en négociation restent les pièces attendues par tout financeur, public ou privé.

Les erreurs qui coûtent cher quand on crée une société de production

La première erreur consiste à tourner un programme destiné à bénéficier d'une aide ou d'un crédit d'impôt avant d'avoir déposé la demande d'agrément provisoire auprès du CNC : cette démarche doit impérativement précéder le début des prises de vue, sans exception possible après coup. La deuxième est de choisir un code d'activité ou une forme juridique sans lien avec le métier réellement exercé, ce qui complique ensuite l'accès aux conventions collectives du secteur et aux dispositifs réservés aux sociétés de capitaux soumises à l'impôt sur les sociétés.

La troisième erreur est de sous-estimer le décalage de trésorerie entre le paiement des équipes pendant le tournage et le règlement effectif par le client ou le diffuseur, qui peut s'étaler sur plusieurs mois : une société sans réserve suffisante se retrouve à devoir arbitrer entre payer ses intermittents à temps et accepter un projet qui arrange sa visibilité commerciale mais pas sa caisse. La quatrième, propre aux relations avec les auteurs, est de tourner sans contrat d'auteur en bonne forme, avec la clause de réserve nécessaire à l'intervention de la SACD : cette négligence se découvre souvent au moment de la diffusion, quand il devient difficile de régulariser une situation déjà engagée.

Questions fréquentes sur la création d'une société de production audiovisuelle

La méthode consiste à définir d'abord le type de production visé, télévision, film institutionnel ou cinéma, puis à choisir une société de capitaux soumise à l'impôt sur les sociétés, condition d'accès aux crédits d'impôt du secteur, à immatriculer la structure avec le code NAF correspondant à l'activité réelle, et enfin à comprendre les démarches d'agrément du CNC avant de déposer un premier dossier de financement.

Aucun statut unique n'est imposé par principe, mais les diffuseurs, les coproducteurs et le CNC attendent une société de capitaux, SARL ou SAS, plutôt qu'une entreprise individuelle, et le crédit d'impôt audiovisuel comme les aides automatiques du Fonds de soutien audiovisuel sont réservés aux sociétés commerciales soumises à l'impôt sur les sociétés. Le choix précis entre les formes se construit avec un expert-comptable ou un professionnel de la création d'entreprise.

Un producteur délégué est l'entreprise ou la personne qui prend l'initiative et la responsabilité financière, technique et artistique de la réalisation d'une œuvre et en garantit la bonne fin, à la différence du producteur exécutif qui réunit les moyens techniques pour le compte d'un tiers sans porter cette responsabilité globale. Le crédit d'impôt audiovisuel est réservé aux entreprises assumant les fonctions de producteur délégué.

Un documentaire éligible au crédit d'impôt audiovisuel doit durer au moins 24 minutes, pour un taux de 25 % des dépenses éligibles plafonné à 1 450 euros par minute produite et livrée. L'accès à ce crédit d'impôt suppose une demande d'agrément provisoire déposée auprès du CNC avant le début des prises de vue, elle-même subordonnée à l'obtention d'une autorisation préalable au titre du Fonds de soutien audiovisuel.

Les frais de constitution d'une société commerciale restent modestes, de l'ordre de quelques centaines d'euros. Le poste déterminant est l'équipement de tournage et de montage, ainsi que la rémunération des techniciens et intermittents sur le premier programme, à chiffrer avec des devis réels avant tout engagement, en anticipant le délai de plusieurs mois qui sépare souvent le tournage du règlement final par le client ou le diffuseur.

Oui, la loi impose un contrat écrit entre la société de production et chaque auteur, qui précise la rémunération proportionnelle, les échéances de paiement et l'étendue des droits cédés, avec une clause de réserve qui facilite ensuite la perception des droits par la SACD auprès des diffuseurs lors de l'exploitation de l'œuvre.

Créer une société de production audiovisuelle tient moins à la passion pour l'image qu'à la rigueur avec laquelle on enchaîne les démarches dans leur bon ordre : une structure soumise à l'impôt sur les sociétés avant de songer aux crédits d'impôt, une demande d'agrément déposée avant le tournage et non après, des contrats d'auteur en bonne forme avant la diffusion. Ces exigences de méthode et de calendrier recoupent largement celles d'autres entreprises de médias et de culture, qu'il s'agisse de créer un label de musique, où la structure devient producteur phonographique selon une logique de droits voisins comparable, ou de créer une maison d'édition, où le choix de la structure précède de la même façon la question du financement. Avant de se lancer dans l'audiovisuel, mieux vaut considérer le premier projet comme un test du calendrier réel des démarches, qu'il s'agisse d'créer son entreprise média ou, plus largement, de développer un projet dans la culture et les médias.

Sources officielles citées